L’Organisation Mondiale de la Santé parle de stress hydrique à partir du moment où un habitant dispose de moins de 1 700 m3 d’eau par an. Et, en dessous de 1 000 m3, là on parle carrément de pénurie d’eau (1). 

Selon un rapport de l’ONU, près de 3,6 milliards de personnes vivent dans une zone où l’on peut manquer d’eau au moins un mois par an. L’équivalent de la moitié de la planète. 
Parmi les cinq capitales les plus menacées par un stress hydrique, on retrouve nos voisins anglais. Londres, pourrait d’ici 2044, connaître une pénurie d’eau. La ville dépend à 80% des rivières : l'assèchement des réserves et la densité croissante de la capitale pourraient causer cette pénurie (2). La capitale anglaise n’est pas la seule ville dans cette situation. D’ici 2040, plusieurs pays pourraient se trouver dans une situation de stress hydrique d’une intensité moyenne à très élevée. Sur cette carte prévisionnelle éditée par le World Resources Institute, on peut facilement identifier les zones les plus à risque.



La France se situe dans la tranche moyenne à élevée. Si la France propose à ses habitants un nombre de mètre cube suffisant pour ne pas être en situation de stress hydrique, la situation n’est pas homogène dans tout le pays : des régions souffrent de périodes de sécheresses intenses. Ici, nous parlons de deux types de sécheresses différentes. Une sécheresse agricole, qui apparaît quand le taux d’humidité ne suffit plus pour alimenter les cultures. Et une sécheresse hydraulique, qui puise dans les réserves d’eau disponibles dans les nappes souterraines, lacs ou autres réservoirs, jusqu’à faire descendre le niveau en dessous de la moyenne.  Ces sécheresses sont donc une vraie menace pour le territoire !

Bon à savoir : Selon l’ONU, d’ici 2050, 5,7 milliards d’individus pourraient vivre dans une zone où l’eau manque au moins une fois par an.

Sources :
(1) Statistiques FAO, l’institution de l’ONU en charge de l’agriculture et de l’alimentation
(2) Discours de James Bevan CEO de l’Agence environnementale britannique - à la conférence Waterwise de Londres en mars 2019